Prix d'un site internet d'avocat en Belgique en 2026
Le prix d'un site internet d'avocat en Belgique se situe le plus souvent entre 1 000 et 15 000 euros à la création, selon les fourchettes publiées en juillet 2026 par une agence belge, auxquelles s'ajoutent quelques centaines d'euros par an, voire davantage. L'écart tient moins à la technique qu'à la rédaction des pages par matière et au respect du Code de déontologie. Ces montants ne sont pas mes tarifs : je ne publie pas de prix et je chiffre sur devis.
Je crée moi-même des sites : j'ai donc un intérêt dans le sujet. Pour limiter ce biais, je cite ce que les concurrents publient et je renvoie au texte de la déontologie plutôt qu'à des résumés de vendeurs. Les pages ont été lues le 1er novembre 2026.
Le prix d'un site internet d'avocat, source par source
Peu de prestataires belges affichent un tarif pour ce métier. J'en ai trouvé deux qui publient des chiffres précis. Bayu donne les fourchettes du marché dans un article daté du 20 juillet 2026 et vend ses propres formules. Lidia, qui se présente comme spécialisée dans le droit et l'assurance, publie une grille sous forme d'abonnement. Les deux ont un intérêt commercial : lisez leurs chiffres comme des repères, pas comme une statistique.
| Option | Création | Coût récurrent publié | Source |
|---|---|---|---|
| Faire soi-même (Wix, Squarespace, WordPress.com) | 0 à 400 euros | Selon la formule | Bayu |
| Freelance | 1 000 à 3 000 euros | Domaine 10 à 30 euros par an, hébergement 60 à 150 euros par an, maintenance de 0 à 80 euros par mois | Bayu |
| Agence généraliste | 2 000 à 10 000 euros | Mêmes postes | Bayu |
| Agence spécialisée en juridique | 5 000 à 15 000 euros | Mêmes postes | Bayu |
| Bayu, formules Essentiel et Croissance | 1 490 et 2 490 euros | Entretien annuel de 290 euros, plans de visibilité dès 90 euros par mois | Bayu |
| Le Site Lidia | 2 449 euros HTVA | 70 euros HTVA par mois | Lidia |
Comparer le seul prix de départ induit en erreur. Faites le calcul sur trois ans, à partir des chiffres publiés. Avec Lidia, 2 449 euros plus 36 mensualités de 70 euros donnent 4 969 euros HTVA. Avec la formule Essentiel de Bayu et son entretien annuel, 1 490 euros plus trois fois 290 euros donnent 2 360 euros, et 3 360 euros en formule Croissance. Ce calcul n'est qu'un exercice : il ignore ce que chaque offre inclut, notamment la rédaction, et il ne dit rien de la qualité. Il montre seulement pourquoi un devis doit se lire sur la durée.
Reste le coût que personne ne facture : votre temps. Bayu prend l'exemple d'un avocat à 150 euros de l'heure qui passe 25 heures sur son site, soit environ 3 750 euros. C'est une illustration, à refaire avec votre taux et votre temps réel, mais elle rappelle qu'un site à bas prix dont vous rédigez chaque page ne coûte pas ce qu'indique la facture. Pour les ordres de grandeur tous métiers confondus, voyez mon article sur le coût d'un site internet en Belgique.
Ce qui fait vraiment varier le devis
Le premier poste est le nombre de pages rédigées. Un internaute cherche rarement un avocat en général : il cherche une matière et une ville. Bayu estime qu'une structure par domaine de pratique représente une dizaine de pages. Chaque page doit être exacte, compréhensible par un non-juriste et sobre, et ce travail pèse plus lourd que le gabarit graphique. Demandez toujours qui écrit : vous, le prestataire, ou une personne qui relit avec vous.
Le deuxième poste est la langue. Un cabinet bruxellois qui veut un site en français et en néerlandais ne double pas seulement ses textes : il faut aussi organiser la navigation et le référencement de chaque version. Le troisième poste est tout ce qui dépasse la vitrine : prise de rendez-vous, envoi de documents, consultation en ligne. Dès que des informations de clients transitent par le site, la sécurité et le secret professionnel entrent dans le périmètre, et le chiffrage change de nature.
Les règles belges de publicité des avocats qui pèsent sur le prix
Pour les barreaux francophones et germanophone, la référence est le Code de déontologie d'AVOCATS.BE. J'ai lu le texte coordonné publié par le barreau de Bruxelles, mis à jour au 1er juillet 2026, qui reprend ce Code et y ajoute le règlement bruxellois. Si vous êtes inscrit à un barreau néerlandophone, c'est le Codex de l'Orde van Vlaamse Balies qui s'applique. Je n'ai pas pu en lire le texte en vigueur et je ne m'avance donc pas sur son contenu. Je suis développeur, pas avocat : c'est votre Ordre qui tranche.
Un site de cabinet relève de la publicité personnelle au sens de l'article 5.1, c'est-à-dire d'une communication publique qui fait connaître son auteur ou informe sur sa pratique. Cette précision a une conséquence directe sur le budget, car beaucoup de recettes habituelles de la vente en ligne sont ici interdites. Un prestataire qui les ignore vous livre un site à corriger.
| Ce qu'on voit sur un site d'entreprise | Ce que dit le Code |
|---|---|
| Témoignages, logos et cas clients reconnaissables | Article 5.5 : interdiction de toute publicité permettant d'identifier la clientèle ou une affaire |
| Compteur de dossiers gagnés, taux de réussite | Article 5.5 : ni nombre d'affaires, ni résultats, ni pourcentage de réussite, ni chiffre d'affaires |
| Le meilleur cabinet de la ville | Article 5.3 : éléments objectifs et vérifiables, pas de mentions comparatives, rien de trompeur ou de dénigrant |
| Spécialiste de telle matière | Article 5.4 : énumérer les matières pratiquées est permis, la spécialisation doit avoir été reconnue |
| Promotion sur le prix | Article 5.6 : pas de publicité fondée sur des conditions financières qui ne permettent pas une prestation de qualité |
| Bannières et liens rémunérés | Article 4.11, paragraphe 3 : aucune publicité pour le compte de tiers |
Deux articles touchent aussi le calendrier et les fonctions du site. L'article 5.8 laisse chaque Ordre décider si vous devez notifier votre projet au bâtonnier ou lui demander une autorisation : vérifiez-le avant de fixer une date de mise en ligne. L'article 5.9 permet au bâtonnier d'interdire une publicité ou d'en ordonner la cessation, ce qui donne une idée du risque d'un texte écrit à la légère. Quant aux services en ligne, ils sont autorisés par l'article 4.12, à condition notamment de vous identifier, d'identifier le client, de l'informer du mode de calcul des frais et honoraires et de préserver le secret professionnel.
Le point des avis mérite une réponse franche. Je n'ai trouvé aucune disposition qui parle nommément des avis Google. Mais Bayu déconseille les témoignages nominatifs, même avec accord écrit, au motif que le secret couvre l'existence même de la relation, et l'article 5.5 va dans ce sens. Avant d'afficher un bandeau d'avis sur vos pages, posez la question à votre Ordre. Ce conseil vaut aussi pour les modèles français, qui s'appuient sur un règlement qui n'est pas le vôtre.
Enfin, le site doit afficher des informations d'identification. Le SPF Economie a rappelé en 2021 que ces obligations visent aussi les professions libérales : nom, adresse, coordonnées dont une adresse e-mail, numéro d'entreprise, TVA le cas échéant et, pour une profession réglementée, l'association professionnelle ou le titre et un renvoi aux règles applicables. L'article 4.11 ajoute que les informations doivent être exactes, loyales et tenues à jour : prévoyez qui s'en charge après la mise en ligne.
Quand une offre modeste suffit, et quand elle ne suffit pas
Un jeune avocat ou un cabinet qui reçoit surtout par recommandation n'a pas forcément besoin de dix pages. Une présentation sobre, vos matières, votre parcours et un moyen de vous joindre remplissent déjà la fonction principale : confirmer votre sérieux à qui vous cherche après avoir entendu votre nom. Si c'est votre cas, n'achetez pas plus que cela.
Attention toutefois aux formules gratuites. WordPress.com indique que son plan gratuit affiche des publicités aux visiteurs et n'inclut pas de domaine personnalisé. Rapproché de l'article 4.11, cela me paraît à écarter. La tribune d'AVOCATS.BE l'a dit dans un cas voisin, à propos d'un cabinet qui voulait financer son site par la vente de liens : ce n'est pas de cette manière qu'il convient de réduire les coûts.
À l'inverse, si vous attendez du site qu'il fasse venir des dossiers dans plusieurs matières et plusieurs langues, le bas de la fourchette sera rarement réaliste, car l'essentiel du travail est éditorial. Et si vous voulez un interlocuteur qui connaît déjà le monde du droit et qui prend en charge la rédaction, une structure spécialisée peut mieux vous convenir qu'un développeur indépendant comme moi, quitte à payer plus. Lidia, par exemple, cite des références juridiques sur son site. Demandez à tout prestataire, moi compris, une preuve qui correspond à votre cas.
Les questions à poser avant de signer
Commencez par demander si le prix est HTVA et ce qui se passe après trois ans : un abonnement peut être confortable, à condition de savoir ce que vous emportez si vous l'arrêtez. Vérifiez que le nom de domaine est enregistré à votre nom ou à celui du cabinet, et non à celui du prestataire, car DNS Belgium rappelle que la personne enregistrée devient le titulaire. Demandez qui rédige les textes, combien de pages sont incluses et combien de relectures sont prévues.
Demandez ensuite comment le prestataire traite les articles 5.3 à 5.6 : s'il ne sait pas de quoi vous parlez, vous ferez la vérification vous-même, et ce temps a un prix. Enfin, faites préciser où partent les données du formulaire de contact et qui peut les lire, surtout lorsqu'un visiteur y décrit sa situation.
De mon côté, je fais des sites vitrine avec Astro comme technologie préférée, je travaille en Belgique, notamment à Bruxelles, Liège et Namur, et vous parlez directement à la personne qui écrit le code. Vous pouvez voir ce que je propose sur ma page création de site internet en Belgique. Pour connaître mon prix, il faut un devis : laissez-moi vos coordonnées et je vous rappelle pour cadrer le projet.
