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Site internet thérapeute en Belgique : guide d'achat

Par Pierre-Arthur Demengel
ThérapeuteBelgiqueGuide d'achat
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Un site internet de thérapeute, en Belgique, sert à faire ce qu'une fiche d'annuaire ne fait pas : expliquer votre cadre avec vos mots, sur une adresse qui vous appartient. La plateforme apporte l'agenda et une présence immédiate, pour un abonnement qui va de 0 à 89 € HTVA par mois sur les grilles belges que j'ai pu consulter. La vraie décision porte donc rarement sur l'un ou l'autre : elle porte sur l'ordre dans lequel les mettre en place, une fois vérifié ce que votre profession vous permet d'écrire.

Cet article est un guide d'achat : il vous aide à décider, avant de parler à un prestataire. Si votre décision est prise et que vous cherchez ce que je construis pour les naturopathes, sophrologues, coachs et autres praticiens, tout est sur la page création de site internet pour thérapeute. Je vends des sites, j'ai donc un intérêt dans cette question, et vous pourrez juger plus bas si mes arguments tiennent sans moi. Ce texte n'est pas un avis juridique : pour votre situation, seules les autorités citées peuvent répondre.

Ce que les pages sur le site web thérapeute laissent de côté

J'ai lu une à une les pages que Google affiche en Belgique sur ce sujet. WPMarmite commente onze exemples et donne de bons critères de présentation, mais ne cite le RGPD qu'au passage. Studio Eucalyptus décrit les pages utiles et conseille à juste titre de partir du problème du patient, puis renvoie les obligations vers votre fédération. Agence Elona présente son offre. Flowpage, qui vise la Belgique, insiste sur les mots simples et le refus des promesses excessives, sans détailler le cadre légal.

Les deux autres résultats sont d'une autre nature : Doctoranytime et Resalib ne parlent pas de créer un site, ils sont eux-mêmes l'alternative. Le fait mérite qu'on s'y arrête : sur cette recherche, votre futur site croise des annuaires qui répondent déjà à une partie du besoin. Et aucune des pages lues ne compare leurs prix à ceux d'un site, ni ne distingue les professions belges selon leur statut. C'est ce que je fais ici.

Annuaire, plateforme de rendez-vous ou site à soi : les prix publiés

Voici ce que j'ai relevé le 1er novembre 2026. Ces montants sont ceux des éditeurs et peuvent changer : vérifiez-les avant de signer. Les annualisations sont mon calcul.

SolutionPrix relevéSur un anCe que cela achète
RosaGratuit, ou 24 € HTVA par mois en santé mentale et paramédical0 à 288 € HTVAProfil, agenda, rappels ; réservations illimitées et vidéoconsultation dans la formule payante ; SMS en supplément
Doctoranytime69, 79 ou 89 € HTVA par mois828 à 1 068 € HTVAProfil, agenda, base de patients, rappels ; SMS à partir de la deuxième formule ; widget pour votre site dans la troisième
ResalibInscription de base gratuite ; formules payantes sans prix sur les pages consultéesVoir plus basProfil dans un annuaire orienté bien-être ; rendez-vous en ligne dans les formules payantes
Site à soiÀ partir de 2 030 € pour cinq pages chez une agence ; 500 à 10 000 € selon une autrePaiement initial, puis hébergement et domaineUne adresse, des textes et une structure qui restent les vôtres ; pas d'agenda par défaut

Trois précisions honnêtes. D'abord, Resalib : je n'ai pas trouvé de grille tarifaire sur ses pages belges. Le chiffre qui circule, 39,99 € TTC par mois sans engagement pour la formule PLUS, provient d'un relevé du 9 juillet 2026 sur le site français, publié par un concurrent : demandez le prix belge à Resalib. Ensuite, les prix de site cités viennent de deux prestataires français et ne sont pas mes tarifs, puisque je chiffre chaque projet sur devis ; un autre article détaille les coûts. Enfin, Rosa demande un numéro professionnel à l'inscription, avec des exceptions qu'elle cite pour les psychologues et ostéopathes disposant d'un visa : un praticien sans ce numéro doit lui demander s'il est admissible avant de compter sur cette offre.

Le prix ne dit pas tout. Sur la page thérapeutes de Doctoranytime, votre fiche côtoie celles de vos confrères, avec filtres, notes et disponibilités. C'est utile à celui qui compare, moins à celui qui doit comprendre une approche. Sur votre site, personne n'est à côté de vous, mais personne ne vient par défaut : il faut que l'on vous trouve.

Reste la sortie. Rosa prévient qu'une migration vers son service n'est possible que si votre fournisseur actuel permet l'export. Demandez donc à toute plateforme ce que vous récupérez en partant : patients, historique, avis. Un nom de domaine à votre nom vous suit, quel que soit l'outil branché derrière.

Quand un site n'est pas le bon achat

Si votre agenda est plein grâce au bouche-à-oreille, un site neuf ne résout aucun problème urgent. Si vous démarrez sans savoir encore quel public vous accompagnerez, une fiche gratuite ou peu chère vous laisse le temps de le découvrir, et des textes écrits trop tôt seraient à refaire. Si votre besoin se résume à laisser réserver un créneau, la plateforme répond plus vite et pour moins cher.

Le site devient le bon achat quand un visiteur a besoin de plus qu'une fiche pour vous choisir : une pratique peu connue, un public précis, un cadre à expliquer, ou le souhait de ne plus dépendre d'une seule plateforme.

Thérapeute : ce que votre profession change, en Belgique

Le mot « thérapeute » regroupe des réalités juridiques très différentes, et c'est le premier point à régler, car il décide de ce que vous écrirez sur chaque page. Le tableau ci-dessous résume ce que j'ai pu vérifier. Il ne remplace pas une réponse de l'autorité concernée.

ActivitéCe que disent les sourcesOù vérifier
PsychologueTitre protégé par la loi du 8 novembre 1993 : diplôme requis et inscription sur la liste de la Commission, à renouveler chaque année civileCommission des Psychologues
Psychologue clinicienInscription à la Commission pour le titre, plus agrément de la Communauté et visa du SPF Santé publique pour exercerSPF Santé publique
PsychothérapieUne forme de traitement et non une profession soumise à agrément, réservée à ceux qui ont déjà un titre professionnel, avec des droits acquis et des conditions de supervision pour certainsSPF Santé publique
HoméopathieSeule des quatre pratiques non conventionnelles à avoir un titre encadré, réservée aux médecins, dentistes et sages-femmes formés, selon la RTBFRTBF, avril 2025, puis SPF Santé publique
Acupuncture, ostéopathie, chiropraxieCitées par la loi Colla de 1999, mais sans cadre légal effectif selon le même article ; les associations professionnelles n'y ont aucune autorité légaleMême article, puis votre association et le SPF
Sophrologie, naturopathie, coachingHors des quatre pratiques définies par cette loi ; je n'ai trouvé aucune source officielle leur donnant un statut. Cela ne dit pas que tout vous est permisSPF Santé publique, en posant votre cas par écrit

Pour le psychologue, la conséquence est directe. La Commission considère comme un abus de titre l'usage du titre ou d'un titre composé sans diplôme ni inscription, et vise aussi le signe distinctif trompeur. C'est une infraction pénale, et celui qui aide sciemment à l'usage illicite du titre est lui aussi punissable. Un prestataire ne devrait donc pas proposer un intitulé « plus vendeur » à la légère. Si vous êtes inscrit, dites-le et renvoyez vers le site de la Commission, où le public peut vérifier qu'un psychologue figure sur la liste.

Pour les pratiques sans statut, évitez tout mot qui suggère une reconnaissance que vous n'avez pas : vocabulaire médical, logo évoquant un agrément, formation privée présentée comme un titre d'État. Écrivez ce que vous avez suivi, où et quand.

Publicité et promesses : ce qu'un site de thérapeute peut écrire

On lit parfois que les professions de santé belges n'auraient pas le droit de communiquer. C'est trop simple. En 2017, dans l'affaire d'un dentiste établi en Belgique, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé contraire au droit européen une interdiction générale et absolue de la publicité, y compris pour un site. Elle a aussi admis que des règles professionnelles encadrent le contenu et la forme de ces communications. L'arrêt concerne les dentistes et ne dit pas ce qui vaut pour votre métier : si vous exercez une profession de santé, interrogez votre autorité ou votre ordre.

Pour les psychologues, le texte est clair. Le code de déontologie permet, à son article 39, d'annoncer ses services s'ils sont présentés « avec objectivité, dignité et sans dénigrer la réputation de ses confrères ». Il demande de se garder de tout démarchage et d'être exact sur ses titres, sa formation et ses compétences. L'article 40 veut que les possibilités et les limites de la psychologie soient présentées de manière exacte et rigoureuse.

Pour tous les autres, le droit commun reste là : le Code de droit économique encadre les pratiques commerciales trompeuses à l'égard des consommateurs. Sur un site, le risque tient souvent à une seule phrase. « Je guéris votre anxiété en trois séances » est une promesse que personne ne peut tenir. « J'accompagne les personnes qui traversent une période d'anxiété, voici comment se déroule une séance » décrit une pratique. La seconde formule vend aussi mieux auprès d'un lecteur méfiant, car elle ne lui demande pas de croire à un miracle.

Si votre pratique ne remplace pas un suivi médical, écrivez-le lisiblement, comme Resalib rappelle qu'un praticien ne remplace pas une consultation médicale, et n'invitez jamais à arrêter un traitement. Les témoignages appellent la même retenue : un récit de guérison reste une promesse implicite, et il expose une personne qui vous a confié quelque chose de privé. Le psychologue, tenu au secret par l'article 458 du Code pénal, interrogera la Commission avant d'en publier.

Ce qu'un visiteur en difficulté veut lire

Ce qui suit vient de mon métier de vendeur de sites, pas d'une étude. Votre lecteur a peut-être hésité longtemps et vous lit sur son téléphone. Il cherche moins une preuve de votre brio qu'une réponse à une question silencieuse : cette personne va-t-elle comprendre ce qui m'arrive, et puis-je lui écrire sans me sentir jugé ?

Il veut donc voir votre visage et votre nom vite, savoir pour quelles situations vous recevez et lesquelles vous ne prenez pas : cette seconde phrase prouve que vous n'acceptez pas n'importe quoi pour remplir votre agenda. Il veut savoir comment se passe la première séance, sa durée, ce qu'on lui demandera, s'il peut s'arrêter après une seule. Il veut le prix, le lieu, l'accès, la possibilité de consulter à distance. Si un remboursement est possible, dites à quelles conditions, après vérification auprès de la mutuelle ou de l'INAMI.

Il ne veut ni fenêtre surgissante, ni compte à rebours, ni mention « plus que deux places », ni long récit de votre parcours avant de savoir s'il est au bon endroit. Et prévoyez le cas le plus grave. Un cabinet ne répond pas la nuit : le site doit dire qu'il n'est pas un service d'urgence et donner les bons recours, le 112 en cas de danger immédiat et la ligne de prévention du suicide, 0800 32 123, gratuite, anonyme et ouverte en permanence selon la police fédérale.

Prise de rendez-vous : trois niveaux à choisir

Le premier niveau est le téléphone et un formulaire très court. Il convient à une pratique où le premier échange compte, où vous préférez écouter avant de fixer une date.

Le deuxième consiste à brancher un outil existant sur votre site. Calendly affiche par exemple une version gratuite et une formule à 10 dollars par siège et par mois ; les plateformes citées plus haut font de même avec des rappels. Regardez où sont stockées les données, ce que disent les rappels (un SMS n'a pas à préciser le motif de la consultation) et qui peut lire l'agenda.

Le troisième est l'application sur mesure, utile quand la gestion du cabinet elle-même pèse. C'est ce que j'ai réalisé pour Emmanuelle Audard, psychologue clinicienne en France : une application de gestion de patientèle, et non un site vitrine. Le patient réserve dans les créneaux réellement libres, le rappel de la veille part seul, rien n'est réservé, déplacé ou annulé sans l'accord de la praticienne, et l'outil comprend un journal d'audit, l'export et la suppression des données. Je le cite pour montrer ce que ce niveau recouvre, sans y attacher de résultat. Pour la plupart des praticiens, une plateforme suffit tant que l'agenda ne devient pas un poste de travail à part entière.

Données de santé : ce que le site collecte déjà

Un site vitrine paraît sans risque jusqu'à ce qu'une personne y écrive, dans le formulaire : « je consulte pour une dépression ». Les données concernant la santé font partie des catégories dont le RGPD, à son article 9, interdit le traitement sauf exception. L'Autorité de protection des données (APD) précise que l'exception liée à la prise en charge sanitaire suppose la responsabilité d'un professionnel de la santé soumis au secret, et qu'un responsable traitant ces données ne peut jamais être dispensé de tenir un registre des activités de traitement, document qu'elle peut réclamer à la première demande.

La question se complique pour les pratiques non réglementées : l'exception citée vise un professionnel soumis au secret, et je ne peux pas vous dire que vous en relevez. Le RGPD prévoit d'autres cas, comme le consentement explicite : posez le vôtre à l'APD ou à un juriste. Côté site, demandez un nom, un moyen de rappel et un créneau, ajoutez qu'il n'est pas nécessaire de détailler sa situation, et supprimez le champ « motif de la consultation » s'il ne vous sert pas vraiment. Vérifiez aussi où partent les messages et qui accède à l'hébergement et aux sauvegardes.

Reste la mesure d'audience. L'APD rappelle qu'aucun cookie non strictement nécessaire ne peut être placé avant le consentement, qu'un cookie analytique ne répond en principe pas aux conditions d'exemption, et que refuser ne doit pas priver du service. Elle a infligé 50 000 euros d'amende à Roularta pour des sites de presse, sans commune mesure avec un cabinet, mais le principe vaut pour tous. Je déconseille les pixels publicitaires ajoutés par habitude : savoir qu'un visiteur a lu votre page sur le deuil n'a rien d'une donnée banale.

Référencement local d'un site de thérapeute

Google indique que ses résultats locaux reposent principalement sur la pertinence, la distance et la proéminence, nourrie notamment par les sites qui vous citent et par les avis. Il ajoute qu'aucune meilleure place ne s'obtient sur demande ou contre paiement. Fuyez donc toute promesse de position, y compris de ma part.

Vous pouvez travailler ce qui dépend de vous. Les règles de la fiche Google sont strictes : un nom sans précision de services ni de lieu ajoutée, une adresse réelle, pas de bureau de domiciliation, une enseigne permanente pour qui affiche son adresse, pas de fiche par spécialité. Dans un cabinet partagé, le praticien au contact des clients a sa fiche, à son seul nom. Si vous recevez chez vous, réfléchissez avant de publier votre adresse personnelle.

Sur le site, nommez la commune, précisez l'accès, décrivez les situations avec les mots de vos patients et consacrez une page à chaque pratique réellement proposée. Une page par commune voisine n'a d'intérêt que si elle dit quelque chose de vrai, comme un second lieu de consultation. Un profil d'annuaire complet avec un lien vers votre site compte parmi les citations dont parle Google. Quant aux avis, maniez-les selon votre déontologie : le demander à une personne suivie n'est pas neutre, et sa réponse peut révéler qu'elle vous consulte.

Les questions à poser à votre prestataire

Commencez par le métier : « Avez-vous regardé mon statut, et qui vérifie que mon intitulé et mes textes sont compatibles avec les règles de ma profession ? » Une réponse sérieuse admet que ce n'est pas au prestataire de trancher, mais qu'il vous renverra vers l'autorité avant la mise en ligne. Demandez ensuite une preuve correspondant à votre cas, à tout prestataire, moi compris : un site ou un outil pour une activité comparable, consultable, avec ce qui a été fait précisément.

Passez à la propriété : « Le domaine, l'hébergement et les textes sont-ils à mon nom, et que se passe-t-il si je pars ? » Puis aux données : « Quels services tiers voient les messages du formulaire, quels cookies sont posés avant le consentement, qui accède aux sauvegardes ? » Puis au coût : « Que vais-je payer chaque année après la mise en ligne ? » Et terminez par : « Pensez-vous qu'une plateforme me suffirait pour l'instant ? » La réponse vous en dira long.

Une promesse de première page, un texte de « guérison » proposé pour mieux convertir ou un silence sur les données sont autant de raisons de chercher ailleurs. Une agence spécialisée dans les praticiens ou un outil clé en main peut aussi mieux vous convenir qu'un développeur indépendant, surtout pour une activité qui se lance.

Pour décider sans vous presser

Si vous voulez simplement que l'on vous trouve et que l'on réserve, commencez par une plateforme adaptée à votre statut. Si vous devez expliquer votre cadre, ajoutez un petit site à votre nom, relu au regard de vos règles professionnelles et relié à votre agenda. Si la gestion du cabinet vous prend vos soirées, parlons d'outil plutôt que de vitrine. Je suis Pierre-Arthur Demengel, développeur web indépendant basé à Metz, et j'interviens aussi en Belgique, notamment à Bruxelles, Liège, Namur, Charleroi et Mons. Vous parlez directement à la personne qui écrit le code, avec une réponse sous 24 heures ouvrées. Laissez votre numéro et je vous rappelle : nous regarderons où vous en êtes, y compris si la bonne réponse est de ne rien construire pour l'instant.

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